avantage en nature repas dans la restauration collective

Avantage en nature « repas » dans la restauration collective

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Le député Yannick MONNET interroge Monsieur le Ministre du Travail et des Solidarités au sujet de l’avantage en nature repas dans le secteur de la restauration.

L’obligation de nourriture vise toutes les entreprises du secteur de la restauration.

L’employeur a cependant le choix entre la fourniture du repas pour ses salariés, ou l’attribution d’une indemnité compensatrice.

Ce choix relève exclusivement de l’employeur : lorsque l’employeur a opté pour la fourniture du repas, le salarié qui ne consomme pas ce repas, par choix personnel, ne peut pas prétendre au versement d’une indemnité compensatrice.

Cette position est visiblement tirée d’une décision de la Cour de Cassation rendue pour le secteur du bâtiment, mais dont on considère qu’elle s’applique par principe au secteur de la restauration (Cass. Soc. 16 février 1994, Hassine c/Sté Albizzati-GBAn n°90-46.077).

De ce fait, le repas, bien que non consommé, est considéré comme consommé pour l’établissement de la paie, et la retenue pour l’avantage en nature est opérée.

Cet avantage en nature, qui peut s’élever à 100 ou 200 euros par mois, est inclus dans le salaire brut, soumis à cotisations et contributions sociales, déduits du salaire net et intégrés dans le calcul du salaire net imposable.

Pourtant, au regard des horaires d fin de service dans la restauration (milieu d’après-midi ou fin de soirée selon les services), de nombreux salariés n’ont aucune envie de manger et n’aspirent qu’à rentrer chez eux se reposer, et prendre une douche.

Ce sont donc 100 à 200 euros de pouvoir d’achat mensuels qui leur sont directement retirés.

Aussi il interroge M. le Ministre sur la possibilité de faire évoluer la législation afin que le choix puisse être donné, aux salariés qui le souhaitent, entre l’avantage en nature repas et l’octroi d’une indemnité compensatrice.