Carte scolaire 2025 dans l’Allier

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Ce mardi 18 février à l’Assemblée Nationale, j’ai posé une « Question au Gouvernement » à Mme Elisabeth BORNE, Ministre de l’Education Nationale, au sujet de la carte scolaire 2025, des suppressions de postes annoncées dans les territoires ruraux, de la promesse non tenue d’une carte scolaire pluriannuelle et des manques de moyens pour l’école inclusive.

Le texte de ma question, et la réponse de la Ministre : 

Madame la Ministre,

Lorsque vous étiez première ministre, vous vous étiez déplacée dans la Nièvre, le 31 mars 2023, pour y faire des annonces en matière d’éducation dans les territoires ruraux.

Vous aviez alors annoncé « un changement de méthode » dans l’élaboration de la carte scolaire en milieu rural, avec une carte scolaire pluriannuelle offrant une visibilité de trois ans aux élus locaux.

Il s’agissait d’en finir avec les opérations annuelles de carte scolaire, qui conduisent à ce que les fermetures de classes soient annoncées en février, sans aucune concertation, pour la rentrée de septembre.

C’était une revendication de longue date des élus locaux, afin que les maires aient le temps de s’organiser et d’anticiper d’éventuels regroupements, afin que l’éducation nationale ait le temps d’apporter les bonnes réponses.

Deux ans après, pourtant, rien n’a changé. Nous sommes tous et toutes confrontés à ces annonces brutales qui conduisent les élus locaux, les parents d’élèves et les enseignants à sortir en urgence pancartes et banderoles devant les écoles.

Dans mon département de l’Allier, ce ne sont pas moins de trente classes qui sont menacées de fermeture la rentrée prochaine. Ces classes, qui comptent souvent quinze élèves, dans des zones très rurales, se transformeront en classes de vingt-deux ou vingt-quatre élèves – et cela se traduira aussi par des heures de bus supplémentaires pour nos enfants.

C’est une hérésie, quand on sait que la France est déjà un des pays d’Europe qui compte le plus d’élèves par classe ; c’est une faute, quand on connaît l’importance de l’école dans la vie de nos territoires ruraux.

Vous avez évoqué, devant les sénateurs, des moyens renforcés pour l’école inclusive et pour les remplacements. Sur le terrain, cependant, on ne voit rien de tout cela ! Bien au contraire, la loi du 27 mai 2024 pour la prise en charge des enfants en situation de handicap sur la pause méridienne n’est même pas appliquée.

Quand envisagez-vous, Madame la ministre, de mettre en œuvre cette carte scolaire sur trois ans, respectueuse des élus locaux et de la communauté éducative ? Et quand comptez-vous faire de l’école inclusive une véritable priorité, avec des moyens adaptés ?

 

Réponse de Madame la Ministre de l’Education Nationale :

Dans sa réponse, la Ministre Elisabeth BORNE a évoqué « une importante baisse démographique » et revendiqué, dans ce contexte, « une stabilité du nombre de postes d’enseignants » dans le Budget 2025.

Elle a affirmé sa volonté d’accélérer « le déploiement de plusieurs politiques prioritaires : la reconstitution des brigades de remplacement, l’école inclusive ou encore le soutien aux élèves de quatrième et de troisième ».

Elle a jugé nécessaire « de prendre le temps de discuter avec les élus locaux et nationaux afin que nous puissions adopter les bonnes organisations pédagogiques et que nous puissions également prévoir les activités périscolaires et le transport scolaire » et confirmé sa volonté d’avoir, sur ce sujet, « une discussion pluriannuelle avec les élus », jugeant que c’est le rôle des observatoires des dynamiques rurales.