Vous étiez plus de 450 à avoir répondu à mon invitation et celle de mon suppléant Jean-Paul DUFREGNE, pour mes voeux à la population pour 2026 à l’espace Villars à Moulins.
Merci à vous !
Le discours que j’ai prononcé :
« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».
Permettez-moi de débuter mon propos par cette citation de Gramsci, qui, convenons-en, résonne d’une grande actualité en ce début d’année 2026.
Et rassurez-vous, le reste de mon propos sera volontairement beaucoup plus optimiste, d’abord parce que nous avons besoin d’optimisme dans cette période, et ensuite parce que Gramsci disait aussi « qu’il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté ».
Et ce sera là, rassurez-vous aussi, les seules citations de Gramsci dont je vous abreuverai ce soir !
Mais ce début d’année semble tout droit sorti d’un roman d’anticipation.
- Un monde où l’on kidnappe un chef d’Etat souverain (quoi que l’on pense du régime de Maduro au Venezuela !) pour le traduire en justice dans son pays, faire main basse sur les réserves pétrolières et installer un « régime de transition » conforme à ses propres intérêts…
- Un monde où on annonce vouloir acheter de gré ou de force, pour 700 milliards de dollars, un territoire comme le Groenland, pays constitutif du royaume du Danemark, lui-même allié militaire des Etats-Unis au sein de l’OTAN… tout cela sur fond d’appropriation de métaux précieux et de contrôle des voies maritimes ouvertes à la Chine par le réchauffement climatique…
- Un monde où l’on menace de représailles commerciales quiconque oserait s’opposer à ses propres visées impérialistes, avec le chantage à de nouveaux droits de douane et des insultes sur les réseaux sociaux envers les chefs d’Etat récalcitrants…
- Un monde où un prétendu « cessez-le-feu » se traduit, dans la Bande de Gaza, par 430 morts supplémentaires en 3 mois, dont une centaine d’enfants, qui viennent s’ajouter aux dizaines de milliers de victimes depuis près de deux ans et demi, dans l’impuissance la plus totale de la « communauté internationale ».
- Un monde où 60 pays sont déchirés par la guerre (un nombre inédit depuis 1946 !) en Ukraine, au Soudan, en Somalie, au Sahel… et où on parle de supplanter l’Organisation des Nations Unies, issue de la tragédie de la seconde guerre mondiale, par un prétendu « Conseil de la Paix » présidé « à vie » par un Donald Trump autoproclamé, avec un ticket d’entrée à un milliard de dollars…
Je n’exagère rien !
Ce n’est pas un scénario inventé par George Orwell ou Aldous Huxley… mais c’est ce à quoi nous assistons, assez médusés il faut bien le dire, depuis quelques semaines.
C’est en fait tout l’équilibre patiemment construit depuis 1945 qui est aujourd’hui remis en cause, de manière brutale et insensée.
Dans cette situation, rien ne serait pire que de jouer l’escalade.
Garder la tête froide, défendre avec opiniâtreté, avec persévérance, avec détermination, le droit international, l’Organisation des Nations Unies, les traités de désarmement, tout ce qui permet une résolution pacifique des conflits… c’est la seule attitude valable, c’est la seule perspective possible.
Choisir la force de la diplomatie, plutôt que la diplomatie de la force.
Et puisque j’ai cité Gramsci, vous me permettrez de citer le Pape Léon XIV !
Léon XIV a appelé en ce début d’année, je le cite, à « une paix désarmée et une paix désarmante, une paix humble et persévérante ». Il n’y a en effet pas d’autre voie, pour éviter un nouvel embrasement mondial, qui plus est entre puissances nucléaires.
La voix de la France, qui reste écoutée dans le monde entier, doit peser de tout son poids dans ce sens.
C’est le souhait principal que je formule pour 2026, parce que comme le disait Jean Jaurès, « la Paix reste le plus grand des combats ».
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Cet effondrement des cadres établis, ce sentiment d’un monde qui s’effiloche et qui part en lambeaux, nous le retrouvons aussi parfois, je pense, en politique intérieure.
Les raccourcis dans le débat public, les approximations, les oppositions surjouées, les procès d’intention permanents… sont devenus chez certains une manière de faire de la politique, et pas uniquement sur les chaînes télévisées du groupe Bolloré.
Je le dis clairement et vous le savez, ce n’est pas ma manière de faire.
Hystériser le débat public, inventer une nouvelle polémique chaque jour, ajouter du désordre au désordre… cela peut donner de la visibilité, cela peut servir telle ou telle stratégie partisane, cela peut alimenter tel ou tel destin présidentiel… mais cela abîme la démocratie, et cela abîme le pays.
Et ce n’est pas pour cela que les gens nous ont élus.
Il y a un an et demi, les électeurs se sont déplacés en masse aux urnes, suite à la dissolution voulue par le Président de la République. A près de 70% dans l’Allier.
Ils ont constitué une Assemblée Nationale à leur image : divisée, et sans majorité absolue. C’est comme ça, c’est un fait ! Et à partir de là, il faut travailler.
Et justement, l’absence de majorité absolue devrait être une chance pour le débat parlementaire ! Nous avons suffisamment critiqué (et moi le premier) les « députés godillots », les « députés playmobil » qui, forts d’une majorité absolue dans les mandats précédents, se contentaient de lever le bras pour voter machinalement les projets gouvernementaux : quoi que dise l’opposition, et quelle que soit la nature des amendements proposés.
Cette fois, sans majorité absolue, on est obligés de discuter, on est obligés de composer, de faire du compromis, d’aboutir à des textes qui prennent en compte la diversité de l’Assemblée nationale et des opinions qui s’expriment dans le pays.
Pour ce qui me concerne, j’ai mes propres convictions, ma propre orientation politique, elle est connue, et je la défends avec ferveur, avec « passion » parfois.
Mais comme on dit dans le Bourbonnais et comme le dit souvent Jean-Paul, « Faut pas se prendre pour qui on n’est pas ! »
Aujourd’hui à l’Assemblée nationale, personne n’a de majorité. Donc il faut que chacun arrête de faire comme s’il était majoritaire à lui tout seul !
D’ailleurs il est possible d’arriver à des textes d’équilibre, même avec une Assemblée divisée. Je me suis beaucoup mobilisé sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale, que j’ai suivi pour le compte de mon groupe parlementaire pendant plusieurs semaines à l’automne, en Commission et dans l’Hémicycle.
Evidemment que le texte final ne me convient pas, et que ce n’est pas celui que j’aurais voté si c’est moi qui avais tenu la plume. Evidemment qu’il y a dans ce texte des dispositions que je combats, et que je continuerai à combattre. Mais pendant des semaines, il y a eu des débats sérieux, des amendements votés, des amendements repoussés, des choses gagnées et des choses perdues.
Et au final un texte adopté, un texte expurgé d’un certain nombre de mesures que nous avons réussi à rejeter, un texte encore porteur de nombreuses insuffisances notamment sur l’avenir du financement de la protection sociale, mais un texte adopté parce qu’il faut bien, au final, qu’il y ait un texte et qu’il y ait un Budget pour la Sécurité Sociale !
Ce travail effectué sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale, je regrette qu’il n’ait pas été possible sur le Projet de Loi de Finances. On a même vu l’extrême-droite faire adopter, dans l’hémicycle, un amendement diminuant de 5 milliards d’euros la Dotation Globale de Fonctionnement des Collectivités… les Maires apprécieront !
Un amendement d’ailleurs déposé par le même député d’extrême-droite que celui qui a voulu, par un autre amendement, supprimer les subventions aux TransMusicales de Rennes… tout cela parce qu’il croyait que c’était un festival de musique d’artistes transgenres ! Véridique !
C’est cette stratégie du n’importe quoi, cette stratégie du désordre, cette stratégie de la « bordélisation » de l’Assemblée Nationale, que je refuse pour ma part absolument.
Parce que la moindre des choses qu’on puisse attendre de son député, c’est d’être sérieux, d’être respectueux de nos Institutions, et de chercher à faire avancer les choses pour les gens et pour le pays.
D’ailleurs, on montre souvent l’image d’une Assemblée nationale agitée, hystérique, désordonnée.
Bien sûr, cela arrive. Surtout quand il y a des caméras, d’ailleurs.
Mais l’Assemblée nationale n’est pas toujours la foire d’empoigne qu’on veut bien nous montrer : la plupart du temps, on y travaille sérieusement, sereinement, argument contre argument. Et il y a de nombreux textes qui sont adoptés, après un travail d’amendement, pour le bien du pays !
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Pour preuve, l’ensemble du travail de parlementaire que j’ai pu mener en 2025, et que je relate en détail dans ma lettre d’information de 8 pages que vous avez sans doute reçue dans vos boîtes aux lettres ces derniers jours : des propositions de loi, des rapports d’information, des missions d’évaluation… qui sont l’essentiel de l’activité d’un député utile, comme je m’efforce modestement de l’être.
Je me suis essentiellement mobilisé sur les questions de santé et d’accès aux soins. Parce que je sais que c’est l’une de vos toutes premières préoccupations : vous me le témoignez régulièrement à ma permanence parlementaire à Moulins, ou dans les visites que j’effectue sur le terrain.
Et c’est justement vos témoignages, votre vécu, vos propositions qui nourrissent mon activité de parlementaire, et qui servent de base à mes propositions de loi.
Faire entrer la vie des Bourbonnais à l’Assemblée nationale, faire ce lien entre la réalité que nous vivons localement et les réponses qui peuvent y être apportées nationalement, c’est sans doute ce qu’il y a de plus passionnant dans mon activité de député.
Je suis fier, par exemple, d’avoir pu mener de bout en bout ma proposition de loi visant à améliorer la prise en charge des soins spécifiques liés au cancer du sein : une proposition de loi née sur la circonscription, à partir du témoignage de ces femmes qui m’ont fait part de l’angoisse financière dans laquelle elles se trouvaient pour faire face aux reste-à-charges liés aux prothèses capillaires, aux crèmes et vernis paramédicaux, ou au renouvellement de leurs prothèses mammaires. Oui, je remercie les associations et les professionnels de la circonscription avec qui j’ai pu co-écrire cette proposition de loi, qui a été adoptée (et c’est une fierté !) à l’unanimité de l’Assemblée nationale il y a un an jour pour jour (c’était le 29 janvier, je ne l’ai pas fait exprès !), puis promulguée par le Président de la République quelques jours plus tard. Voilà un exemple de travail parlementaire « qui change la vie » : qui change la vie de 700 000 femmes en France touchées par le cancer du sein. Et il n’y a pas besoin d’être majoritaire à l’Assemblée nationale (loin de là !) pour y arriver !
J’ai également pu, cette année, rendre au Premier Ministre un rapport sur les dépassements d’honoraires des médecins spécialistes qui a récemment un peu « défrayé la chronique », si j’ose dire ! En tout cas, j’ai été beaucoup sollicité sur ce sujet, comme vous avez pu le voir dans la presse (y compris télévisée) ces derniers jours. Ce rapport, dont le Premier Ministre m’avait chargé au mois de mai avec mon collègue Jean-François ROUSSET député de l’Aveyron, nous a conduit à des dizaines d’auditions, de visites, de rencontres. Nous avons pu dresser un état des lieux précis et nous avons formulé 10 propositions opérationnelles pour en sortir et pour renforcer l’accès aux soins, à l’heure où 1 Français sur 4 déclare renoncer à des soins pour des raisons financières. Et cela, nous l’avons effectué de manière transpartisane (et pourtant nous ne sommes pas d’accord sur tout, loin de là, avec Jean-François ROUSSET qui siège dans les rangs de la majorité présidentielle… mais nous avons pu nous accorder sur ces 10 propositions, que nous avons remises en main propre à Sébastien LECORNU, à la fin du mois d’octobre).
Dans le même ordre d’idées, la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée (où je siège pour le compte de mon groupe) m’a confié cette année une « Mission Flash » sur les hôpitaux de proximité, pour évaluer la réforme de 2019 qui organisait l’accès aux soins de premier recours, en particulier dans les zones rurales. J’ai d’ailleurs pu auditionner, localement, un exemple de réussite sur notre territoire avec l’Hôpital Cœur du Bourbonnais, à Tronget, et formuler un certain nombre de propositions pour inspirer les évolutions à venir dans le système de soins, notamment la mise en place d’un financement pluriannuel qui donne davantage de sécurité et de visibilité aux différents acteurs.
2025 a aussi été l’année des 20 ans de la loi du 11 février 2005 sur le Handicap, et c’est dans ce contexte que m’a été confiée une mission d’évaluation des politiques publiques pour favoriser l’accès à la culture des personnes en situation de handicap. C’est un sujet qui me tient à cœur, j’ai d’ailleurs pu auditionner ici, à Moulins, les associations qui oeuvrent dans le champ du handicap au Centre National du Costume et de la Scène, juste à côté. Et avec ma collègue Sophie Mette, députée Modem de Gironde, nous avons formulé 23 propositions articulées autour de 10 thématiques. Parce que l’accès à la culture pour les personnes en situation de handicap, ce n’est pas uniquement l’accessibilité physique des bâtiments ! C’est aussi et surtout l’accessibilité des contenus, et la capacité des personnes en situation de handicap à participer pleinement à la création artistique et culturelle !
Je pourrais également évoquer ma proposition de loi pour lutter plus efficacement contre les accidents du travail (en France, nous sommes les tristes champions d’Europe en matière de taux d’accident du travail, avec en moyenne 3 morts par jour liés au travail !). Et j’ai en tête le témoignage de certaines familles, reçues à ma permanence parlementaire, dévastées par le décès de leur enfant sur son lieu de travail.
Je pourrais évoquer ma Proposition de loi pour la mise en œuvre d’une loi de programmation pour l’hôpital public et les EHPAD, basée entre autres sur les échanges réguliers que j’ai à ma permanence parlementaire avec les directeurs et directrices d’EHPAD et de Services d’Aide à Domicile de ma circonscription : aujourd’hui 85% des EHPAD affichent un déficit budgétaire, en moyenne de 3000 € par résident ! Voilà pourquoi il faut une loi de programmation sur 5 ans, fixant les objectifs et les moyens à mobiliser pour répondre aux besoins de santé publique !
Je pourrais encore évoquer mon rapport d’évaluation des aides financières à l’installation des jeunes médecins, alors que notre département est, comme d’autres territoires ruraux, particulièrement touché par la désertification médicale : 10% des Bourbonnais sont sans médecin traitant ! Dans ce rapport, je démontre que les aides financières directes ne sont pas un élément décisif dans le choix d’installation des jeunes médecins : c’est davantage sur l’attractivité de nos territoires qu’il faut travailler, et concentrer les aides sur des besoins spécifiques comme le logement, ou la vie familiale.
Je pourrais évoquer, à l’heure où nous célébrons le 80ème anniversaire de la Sécurité Sociale, ma proposition de loi pour constitutionnaliser la Sécurité Sociale : je propose de graver dans le marbre de la Constitution le rôle de la cotisation sociale et les grands principes de la Sécurité Sociale : « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » !
Je pourrais évoquer encore ma proposition de loi pour limiter les frais bancaires (elle est rédigée et je souhaite qu’elle puisse être adoptée en 2026, et je travaille à ce que cela puisse être le cas), ou la proposition de loi que j’ai pu faire adopter, avec Olivier FAURE et avec Nicolas RAY, député de Vichy, pour la reconnaissance des Rapatriés d’Indochine : à Noyant d’Allier, je sais que cette reconnaissance va très au-delà du seul symbole. C’est encore une Proposition de loi que nous avons pu faire adopter à l’unanimité de l’Assemblée nationale, en juin dernier. Elle doit maintenant poursuivre son chemin législatif et être inscrite dès que possible à l’ordre du jour du Sénat : je me suis adressé par courrier en ce sens à mes collègues Sénateurs de l’Allier, Bruno ROJOUAN et Claude MALHURET. Aujourd’hui seules deux Noyantaises, rapatriées de la première génération, sont encore en vie et approchent de leurs 100 ans. L’adoption définitive de ce texte, de leur vivant, serait un beau symbole et rehausserait encore la portée de cette reconnaissance, même tardive.
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Mais je terminerai simplement par une de mes propositions de loi qui prend, a fortiori ici à Moulins depuis une semaine, un relief malheureusement tout particulier : ma proposition de loi « visant à encadrer le recours au licenciement économique et interdire les licenciements boursiers ».
Si j’ai déposé cette proposition de loi, l’année dernière, c’était en réaction aux centaines de milliers d’emplois industriels qui sont menacés dans notre pays (actuellement, 165 sites industriels sont menacés en France, concernant plus de 10 000 salariés). Nous sommes en état d’urgence industrielle !
Et c’est d’autant plus vrai dans notre département de l’Allier, qui est menacé par une nouvelle vague de désindustrialisation. J’ai été sollicité, ces derniers mois, par les salariés de plusieurs sites industriels : chez ADISSEO puis chez ERASTEEL à Commentry, chez AMIS puis chez BREA SYSTEM à Montluçon… ce sont des sites industriels, des outils de production, des compétences, des savoir-faire, de la valeur ajoutée locale qui sont menacés. Avec des centaines de salariés et des vies de famille à la clé. A chaque fois, je suis intervenu auprès des Ministères, auprès des Directions concernées, pour appuyer et faire valoir toutes les alternatives garantissant le maintien des emplois et des productions.
C’est aujourd’hui chez BOSCH, à Moulins-Yzeure, que l’annonce d’une fermeture brutale du site a été faite la semaine dernière, plongeant 270 familles dans l’angoisse et l’incertitude du lendemain.
Nous ne pouvons pas nous résoudre à une telle saignée dans l’emploi à Moulins.
Et c’est dans cet état d’esprit que dès le lendemain de cette annonce, avec le Président de Moulins Communauté, Pierre André PERISSOL, avec la vice-présidente du Conseil Départemental, Cécile DE BREUVAND, et avec le Maire d’Yzeure, Pascal PERRIN, nous avons fait front commun, et nous avons organisé un long temps de travail et d’échanges avec les représentants des salariés et avec le Directeur du site de Moulins.
C’est dans cet état d’esprit que, dès le surlendemain de cette annonce, jeudi dernier, j’ai rencontré à l’Assemblée nationale le Directeur de BOSCH France, et Pierre André PERISSOL a également pu se joindre à nous.
C’est dans cet état d’esprit que j’ai pu échanger en ce début de semaine avec Sébastien MARTIN, Ministre de l’Industrie, et Roland LESCURE, Ministre de l’Economie.
Je le répète : nous travaillons localement main dans la main (Maire, Député, Agglo, Département, Région) et nous tirons tous dans la même direction. Ce n’est pas une question d’orientations politiques, et les prochaines échéances électorales sont maintenues à bonne distance de tout cela. C’est décisif que notre territoire fasse front commun, et je m’en félicite.
Notre action suit 3 priorités principales :
- D’abord, obtenir du temps suite à cette annonce brutale et face à un calendrier qui est aujourd’hui très serré, trop serré. La durée du Plan de Sauvegarde de l’Emploi doit être prolongée, pour que rien ne soit laissé au hasard et que personne ne soit laissé de côté.
- Ensuite, garantir que des moyens soient mis, dans le Plan de Sauvegarde de l’Emploi, à la hauteur de la brutalité du plan annoncé et de l’injustice qu’il représente, pour des salariés qui ont toujours « joué le jeu » à Moulins et qui ont consenti d’importants sacrifices ces dernières années.
- Et enfin, tout faire pour trouver un repreneur. Les atouts ne manquent pas, pour un site industriel de très haut niveau, très bien équipé, très bien entretenu, et entouré d’autres activités qui peuvent intéresser, par exemple le secteur de la Défense.
Plus qu’une promesse, c’est un engagement solennel et un engagement moral que je prends : les salariés de BOSCH me trouveront à leurs côtés, dans les jours, les semaines et les mois qui viennent. Je suis Moulinois depuis toujours. Et comme chaque Moulinoise et chaque Moulinois, c’est un grand coup au ventre que j’ai pris mardi dernier, parce que BOSCH c’est une partie de nous, c’est une partie de notre identité locale.
Passé le moment de sidération, c’est aujourd’hui le temps de la mobilisation.
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Au même titre que la situation de nos agriculteurs et plus largement du monde agricole, confronté à des crises sanitaires à répétition et à la signature du traité dit du MERCOSUR (même si une belle victoire a été arrachée au Parlement Européen mercredi dernier), la situation chez BOSCH est, à n’en pas douter, l’un des dossiers qui va m’occuper et me préoccuper le plus, en ce début d’année.
Un « gros » dossier, comme disent mes collaborateurs à ma permanence parlementaire. Je les reprends systématiquement sur ce terme : il n’existe pas de « petit » dossier !
Tous les dossiers, toutes les sollicitations qui arrivent à ma permanence parlementaire sont traités avec le même sérieux et avec la même diligence.
Ils ne revêtent évidemment pas les mêmes enjeux. Mais il n’y a pas de petit sujet.
- Des parents inquiets de l’absence d’AESH pour accompagner leur enfant en situation de handicap dans sa scolarité
- Des locataires confrontés à des températures trop fraîches dans leur logement, ou à des problèmes d’entretien de leur résidence
- Des retraités confrontés à des retards dans le versement de leur pension
- Des particuliers confrontés aux errements du traitement de leur dossier MaPrimRenov
- Des élus et des parents d’élèves mobilisés contre la menace de fermeture d’une classe dans leur école
- Des usagers inquiets des incertitudes sur l’avenir de la ligne SNCF entre Moulins et Paray le Monial
…
Dans tout cela, il n’y a pas de petit sujet.
Tous ces sujets illustrent la variété de ce qu’un député est amené à traiter dans sa circonscription, en plus de son travail de législateur.
Ils expliquent les 387 rendez-vous qui vous ont été donnés, à ma permanence parlementaire, en cette année 2025. Ils expliquent les 566 interventions par courrier préparées par mes collaborateurs. Ils expliquent une partie des 426 déplacements que j’ai effectués dans les 126 communes de la circonscription, et mes liens permanents avec les Maires de la circonscription.
Ces quelques chiffres, je les rappelle pour vous assurer de l’accessibilité de votre député : n’hésitez pas à faire appel à moi, à mon suppléant Jean-Paul ou à mes collaboratrices et collaborateurs.
J’évoquais à l’instant mes liens permanents avec les Maires de la circonscription : chaque Maire remettra, dans quelques semaines, son écharpe en jeu. Certains se représentent, d’autres passeront la main. C’est l’occasion une nouvelle fois de les remercier, de mesurer le rôle qui est le leur au quotidien auprès des habitants, et dans notre architecture institutionnelle.
Plus encore que des « sentinelles de la République », comme le Président Macron les avait qualifiés au moment de la pandémie de Covid-19, ils sont bien souvent devenus aujourd’hui des « urgentistes de la République » ! Ce terme, je l’ai lu dans un livre que le Maire d’USSEL D’ALLIER, mon ami Marcel SOCCOL, m’a envoyé avant les Fêtes car il se trouve que son fils, Brice SOCCOL, en est l’un des auteurs. Comme quoi on regorge de talents dans le Bourbonnais. Et je trouve que ce terme « d’urgentistes de la République » est particulièrement approprié.
Il est temps, maintenant, de passer aux choses sérieuses, le temps de vous détailler l’origine (locale, bien évidemment !) des magnifiques produits que je vous propose de déguster en levant le verre de l’amitié :